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Marianne, le plaisir de la rencontre

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Ajaccienne depuis toujours, Marianne a passé sa vie active au service des autres avec dynamisme et entrain. Aujourd’hui à la retraite, elle poursuit cette mission en tant que bénévole au Secours Catholique d’Ajaccio depuis près de 10 ans. 

Marianne découvre l’association par une rencontre avec l’aumônier de l’époque, Ange-Marie Bastelica, ainsi qu’une bénévole qui l’a convaincue : “Il m’a poussée et ça a été un déclic” , raconte-t-elle avec un sourire. Ces rencontres marquent le début d’une expérience caractérisée par le contact humain, le croisement de personnes liées par “l’esprit de familiarité” du Secours. 

Marianne a rejoint l’équipe de l’accueil de jour d’Ajaccio l’année des 70 ans du Secours, et même à cette époque, “c’était déjà pas mal. ” L’accueil de jour, explique-t-elle, “que ce soit pour les dirigeants ou les bénévoles demande de l’implication. C’est quand même aller le matin à sept heures et demie, récupérer les denrées chez les boulangers et rester jusqu’à onze heures, onze heures et demie, servir un café, pouvoir laisser faire une machine à quelqu’un qui en a besoin, prendre une douche, d’écouter. Je me suis impliquée beaucoup parce que ça m’a plu énormément. ” En effet, c’est une activité qu’elle a fait volontiers parce que “c’était donner un peu de ce qu’on peut donner, de soi, de chaleur, un peu d’écoute.

Par son engagement au Secours Catholique, Marianne a pu pleinement se rendre compte qu’“en Corse il y a la misère comme ailleurs. "A Ajaccio, elle remarque que “le besoin est énorme” , “il n'y a pas que le soleil” ironise-t-elle. Pour y répondre, “on donne ce qu’on peut” , dit-elle bravement. 

Son implication prend tout son sens quand elle voit la joie et la reconnaissance : “Tu viens là, tu donnes ce que tu peux et eux sont contents que tu aies pu écouter, ou que tu aies pu leur donner un conseil ou les aider, leur donner quelque chose, leur apporter quelque chose, et c’est énorme. ” Bien que le lien avec les personnes accueillies constitue un élément essentiel de son engagement, les rencontres “extraordinaires” que Marianne a pu faire se sont aussi faites au sein de l’équipe bénévole de Corse, notamment lors de voyages de l'espérance. 

Lors de ces voyages annuels, “personne n’est à part, on se retrouve tous” , bénévoles et accueillis confondus. “On essaye de se réunir, de partir avec l’équipe de Bastia, de Sartène, de Porto-Vecchio, parce qu’on est quand même plusieurs. C’est un moment d’échange, de partage, et puis de connaissances, de voir autre chose. Il y a des gens qui sont jamais partis, et ça leur fait du bien. ” Certaines des connaissances qu’elle a pu faire ont perduré, et Marianne reste en contact avec des bénévoles partout en Corse. 

L’expérience de Marianne incarne la philosophie et l’ambition du Secours. De fait, “chacun apportait sa pierre comme il pouvait. Ça a été très enrichissant aussi, ça m'a ouvert l’esprit. Et amplifie la notion de partage surtout, tu ne restes pas dans ton égoïsme”

Son seul regret ? “C’est qu'avec le recul, je me serais engagée plus tôt, plus jeune. Mais bon, ce qui a été fait a été fait, c’est déjà pas mal, ” finit-elle, le sourire aux lèvres.

Auteur et crédits
Secours Catholique