Délégationde la Corse

La misère

On passe devant sans trop se soucier d’elle,

On la croise parfois sur le bord d’un trottoir.

Pour vous la vie rayonne, chansonne et étincelle

Chaque jour est pour les pauvres un nouveau désespoir.

La misère sévit, déchire les familles,

Laissant des malheureux pleurer sur leur chagrin.

Ils n’ont pour se vêtir que de simples guenilles,

Obligés de mendier et de tendre la main.

Vautrés dans leurs logis, ils hurlent en silence

Ils veulent malgré tout garder leur dignité,

C’est peut-être demain la fin de leurs souffrances !

Si vous tendez la main et ce pour les aider :

Ce sont des êtres humains et non de pauvres diables.

La détresse s’abat comme un éclair maudit.

Si j’emploie aujourd’hui mes plus belles syllabes

C’est pour parler des pauvres et des plus démunis,

À ceux qui ont tout perdu, qu’on traite de minables.

Ceux qui n’ont plus rien, que leurs yeux pour pleurer.

Si ce monde orgueilleux vous paraît détestable

Que renaisse aujourd’hui, la générosité.

Imprimer cette page